#10 Portrait d’écolo : Didier Delpeyrou
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Fan depuis toujours d’Elysée Reclus, d’Emma Goldman, de Pierre-Joseph Proudhon, d’Henri David Thoreau, de Saul Alinsky, plus récemment d’Edouard Glissant et d’Alice Coffin, c’est depuis la banlieue parisienne que Didier Delpeyrou s’est toujours  mobilisé. Ce consultant-formateur en science des organisations, cofondateur de « La brigade écologiste », est un adepte de l’« institué » et du « secouage » des institutions. 

Président-fondateur d’une maison de jeunes autogérée à 19 ans, installation d’observatoires ornithologiques en pieds d’immeubles, organisation d’événements culturels, notamment sur la Palestine, déjà jeune, il cherchait le point d’équilibre entre l’international, la culture, le social et la nature. Son premier déclic pour l’écologie politique fut en créant un syndicat d’étudiant.e.s alternatif face aux revendications d’étudiant.e.s demandant des parkings. Il préfère alors avec ses camarades demander des espaces verts. C’est après son service volontaire européen en Grèce, qu’il décide de s’engager politiquement à Chiche ! le mouvement de jeunes écologistes du moment. Militant au sein du Réseau d’Abolition des Transports Payants et des associations prônant la légalisation du cannabis, il rejoint petit à petit les Verts et adhère en 2001. Première campagne en tant que candidat en 2004 sur le canton d’Arpajon dans le 91, en demandant la création d’un observatoire local des pollutions et la gratuité des transports, il obtient un score de 8,53 % au premier tour. 

L’écologie sociale et solidaire n’est pas un vain mot pour ce militant de terrain : bataille pour un service public de l’eau, mobilisation contre Europa-Citycréation de la brigade écologiste pour trouver les auteurs de criminels environnementaux. Il fait parti de ces militants qui pensent qu’il faut avoir en permanence un pied dans les institutions et un pied dans les mouvements sociaux.  « Les pieds sur terre, les mains dans le cambouis et la tête dans le temps long de la transformation » comme il aime dire. 

Depuis 2001, il prend des responsabilités internes chez les Verts et ensuite à EELV en devenant successivement co-secrétaire de groupe local, porte-parole dans le 91 et dans le 93, élu au Conseil Politique Régional et conseiller fédéral. Il est aujourd’hui conseiller municipal à Bondy et conseiller territorial à Est-Ensemble. En interne, il actuellement très occupé par la création d’un campus de l’écologie en direction des adhérent.e.s de notre parti. 

Didier s’engage lors de l’élaboration du Schéma Directeur Régional d’Ile de France dès 2004 contre Europa City et pour la conservation des terres agricoles de Gonesse, pour le projet Carma. « EuropaCity est tout le symbole d’un monumentalisme complètement décalé avec les enjeux écologiques et sociaux », voilà ce qu’il déclare le 27 juin 2019, pendant une mobilisation pour bloquer les travaux de la future gare Triangle-de-Gonesse. 

Depuis son arrivée en Seine Saint Denis en 2009, il se mobilise pour faire éclater la vérité sur le fort de Vaujours, et crée la brigade écologiste avec d’autres militant.e.s EELV suite à la découverte d’« un océan de déchets » sur ce site. Cette brigade, ouverte à toutes et à tous, a pour but d’enquêter sur les crimes commis contre l’environnement : pour le cas de Vaujours, il s’agit pour les « enquêteur-trice-s » de retrouver les entreprises coupables de déverser illégalement  des détritus, principalement issus du secteur du bâtiment et des travaux publics.